Poitiers , Assemblée générale 2012

Photo avec l'aimable autorisation de l'office du tourisme de Poitiers
Santé publique et aménagement du territoire
Propositions de l’APR face à la désertification médicale et la disparition des officines rurales
Assemblée générale : le printemps plutôt que l’automne
Traditionnellement, l’APR avait pour habitude d’organiser son Assemblée Générale en automne, une fois à Paris tous les trois ans, lorsqu’il y avait élections et renouvellement du bureau et du Président, et les autres fois en province.
Mais devant la multiplication des rencontres, colloques et manifestations professionnelles durant les mois d’octobre et novembre, nous avons constaté une saturation – voire une désaffection – de la part des pharmaciens pour ces manifestations. Cela est compréhensible, notamment en milieu rural, où l’abandon de l’officine durant un jour ou deux est toujours source de difficultés pour se faire remplacer.
C’est pourquoi l’APR a décidé d’avancer son Assemblée Générale qui se tiendra désormais en mai. La première de cette série se déroulera donc les 21 et 22 mai prochains à Nancy, ville du nouveau Président de l’APR, Benoît THIEBAUT.
De plus cette année l’A.P.R. innove en organisant un atelier débat sur le médicament vétérinaire.
Comment faire face à la désertification ?
La réponse de l’Association de Pharmacie Rurale
Cela fait plusieurs années que l’on parle de désertification médicale pour certains départements français. Dès les années 2005, l’APR a alerté les pouvoirs publics, les administrations et les élus sur les risques qu’une désertification faisait peser sur les officines de proximité et par conséquent sur les populations souvent fragiles vivant en milieu rural.
Durant ces trois dernières années, différents ministères ont semblé prendre conscience du problème mais restent pour le moment sans solution. Les maisons médicales présentées par Mme Bachelot comme une solution inespérée se révèlent, en fait, un remède pire que le mal. Dans un tel schéma un nombre encore plus important d’officines rurales risquent de se trouver orphelines de tous prescripteurs et donc vouées à une mort certaine.
Face à cette désertification désormais inéluctable qui va concerner plus de 20 % des officines de proximité dans les 5 ans à venir, l’APR a décidé d’aborder la question dans sa globalité en incluant dans sa réflexion : la prescription, le patient et la pharmacie.
Voici, à grandes lignes, le schéma tel qu’il pourrait être proposé aux pouvoirs publics dans les prochaines semaines.
Aujourd’hui chaque français a un médecin traitant qu’il consulte prioritairement ce qui lui garantit un suivi médicalisé et un remboursement optimal. Ce même schéma pourrait s’appliquer aux pharmacies.
Ainsi tout patient domicilié dans une commune ayant perdu son médecin prescripteur ou résidant dans une commune appartenant à la zone de chalandise d’une pharmacie serait tenu de se faire délivrer ses prescriptions par cette seule officine. On parlerait alors d’Officine Dédiée de Proximité (ODP). Ce rattachement est déjà défini par la loi de répartition démo-géographique.
Le choix d’une autre officine par le malade resterait possible mais serait assorti d’une décote du montant du remboursement des médicaments prescrits.
Cette décote se ferait selon deux critères :
- Le fait qu’une pharmacie orpheline de son médecin se situe dans le lieu de résidence principale du patient.
- Le fait que le médecin prescripteur soit le médecin traitant ou un médecin spécialiste et non un médecin de garde ou consulté en urgence.
Un tel schéma répondant aux intérêts de tous et en particulier à ceux des malades présente un quintuple avantage.
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Il permet d’assurer immédiatement l’avenir de milliers de petites officines rurales.
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Il s’inclut parfaitement dans le respect de la loi démo géographique en respectant les quotas de population de chaque pharmacie
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Il évite tout déséquilibre du réseau.
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Il n’impose aucune étude préalable et peut ainsi être très rapidement mis en place.
- Il prend en compte les nouvelles missions du pharmacien définies par la loi HPST, en particulier celles d’acteur de soins de premier recours.
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